Après une première soirée passée avec Antoine et Colette puis La peau douce, Claude Séférian a débuté l’inauguration devant la vitrine présentant en continu La Nuit Américaine et une interview de François Truffaut.
21 longs métrages dont 15 d’entre eux se terminent tragiquement, ceci expliquant le choix des “amours contrariées”. Ce vendredi était prévu La femme d’à côté, ce qui fut son avant-dernier film et celui où il découvrit Fanny Ardant. « Un homme de passion et de conviction », telle a été la description de Claude Séférian, vice-président des Amis de Jean Cocteau. Le dernier film de Cocteau, Le testament d’Orphée avait eu le soutien, entre autres, de François Truffaut.
Henri Garcin, comédien de théâtre qui a joué le rôle de Philippe Bauchard dans La femme d’à côté a évoqué François Truffaut : « le comportement d’un homme intelligent dans n’importe quelle situation ».
Les plasticiens Sylvie Christophe et Marnix Raedecker ont imaginé le thème “des amours contrariées” en créant pour l’une des bannières la fragilité des amours par « des choses cachées, des choses révélées » et pour l’autre, trois sphères posées sur la Corrèze. Les amours commencent à 2 pour être perturbées à 3 jusqu’à « faire des boulettes ».
Bernard Combes a salué « l’amoureux des femmes, grandes par l’âme et la taille » et qui a révélé des belles images, des belles émotions. Il a souhaité à tous « beaucoup d’amour, pas contrarié ».
Pour François Hollande, Truffaut a rejoint Eric Rohmer dans sa ville, en Corrèze. « Nous sommes toujours les enfants de quelqu’un. Pour ma génération, nous sommes imprégnés des films de François Truffaut.
Amour contrarié, rien ne se passe comme prévu. Vivre le bonheur parfait, nous le cherchons en le contournant ou en l’affrontant. Un film, une œuvre ne disparaissant jamais, permet de transmettre une culture, un témoignage. » Il a conclu en souhaitant à tous une belle Fête du cinéma.














