Inauguration de la Maison d’Hestia

Saint Setiers, vendredi 1er Juillet 2011

François Hollande a inauguré la Maison d’Hestia de Saint Setiers en compagnie de Marie-Anne Montchamp, Secrétaire d’Etat aux Solidarités, de Jean Pierre Dupont, député de la Corrèze et président de la Fondation Chirac, d’Alain Zabulon, préfet de la Corrèze, de Bernadette Bourzai et de René Teulade, sénateurs de la Corrèze et de Joé Dambon, directrice du nouvel établissement.

Cette inauguration se tenait à l’occasion du premier anniversaire de l’ouverture de ce centre qui accueille depuis juillet 2010 une vingtaine de jeunes autistes dans un site naturel protégé au cœur du parc naturel régional de Millevaches.

La fondation Chirac a financé ce projet novateur tant en termes pédagogique qu’architectural. Les éducateurs de la Maison d’Hestia s’appuient sur une méthode américaine qui privilégie les réponses préventives et éducatives pour remédier aux difficultés des jeunes résidents. En mettant l’accent sur les pratiques sportives, le travail, la vie en collectivité, le loisir, les encadrants ont très peu recours aux remèdes psychiatriques. Une attention particulière a été donnée au respect de l’environnement et à l’intégration paysagère du bâtiment, ce dernier étant construit en matériaux locaux (bois et pierre). En outre, le bâtiment est intégralement autosuffisant en terme d’énergie grâce à l’emploi de la géothermie.

L’après-midi a été marquée par la prise de parole du jeune Florent, souffrant de l’autisme et étant accueilli par la Maison d’Hestia depuis son ouverture. Avec beaucoup d’assurance, celui-ci a relaté son année passée en haute Corrèze et les progrès qu’il a pu accomplir, en devenant plus autonome, et moins sujet aux multiples angoisses et peurs attachées à sa maladie. François Hollande s’est longuement entretenu avec Florent et ses parents et leur a assuré de toute l’attention qu’il portait à l’autisme et à sa prise en charge coûteuse mais nécessaire dans notre pays.

Pour la directrice du centre il ne s’agit pas ici de résoudre tous les maux mais de contribuer au mieux à notre devoir de solidarité. Elle a rappelé à cet effet les propos de Condorcet : "qu’importe que tout soit bien, pourvu que nous fassions en sorte que tout soit mieux qu’avant nous."

Portfolio

Le vendredi 1er juil. 2011
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